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De la pompe à insuline sous cutanée externe à la boucle fermée dans le traitement des diabètes

La pompe à insuline sous cutané externe

Les premières pompes sont apparues dans les années 80 pour devenir de plus en plus petites et perfectionnées. Elles permettent, via un cathéter qui se change tous les 3 jours, une diffusion sous cutané de l’insuline proche de celle du pancréas. Elles sont considérées comme le « gold standard » du traitement du diabète. En effet toutes les études ont montré une supériorité de la pompe à insuline sur les autres traitements quel que soit le type de diabète (type 1,2 ou secondaire à une pancréatopathie). La seule contre indication est l’impossibilité pour le patient de gérer le matériel au quotidien.

Elles sont posées lors d’une semaine d’éducation dans le service de Diabétologie Endocrinologie. Au cours de cette formation, l’équipe d’éducation du service, de l’hôpital de jour et les diététiciennes interviennent pour l’éducation d’un groupe de cinq patients préalablement sélectionnés.

Le service est centre de référence en ce qui concerne la pose et le suivi des pompes à insulines. Actuellement 139 patients diabétiques de type 1 ; 36 de type 2 et 5 secondaires ont été formés et sont suivis par l’équipe.

Toute la logistique du suivi et des mises sous pompe est assurée par une infirmière de Diabétologie Mme Valérie Moulinet.

Les capteurs de glycémie

La difficulté pour les diabétiques n’est pas tant d’injecter l’insuline mais de contrôler sa glycémie capillaire. De ce chiffre en découle entre autre l’adaptation de son traitement. Même si des progrès ont été faits dans ce domaine (goutte de sang plus petite et temps de réponse court) ce procédé est douloureux et reste une contrainte de geste. De plus la glycémie capillaire nous renseigne uniquement sur l’équilibre glycémique à un instant précis mais pas sur une tendance glycémique (vers l’hypo ou l’hyperglycémie).

Des appareils de mesure en continu de la glycémie ou « capteurs de glycémie » sont actuellement disponibles. Ces capteurs sont posés par le patient lui-même sous la peau en interstitiel lors d’une éducation en hôpital de jour et permettent une lecture continue de la glycémie. Cette lecture apporte une orientation sur l’augmentation ou la diminution au cours de la journée de la glycémie (les tendances). De ces tendances le patient va pouvoir anticiper les événements comme les hypoglycémies et adapter au mieux son traitement par l’insuline en ayant une vision permanente de ses résultats sans se contrôler le bout du doigt. Toutes les études ont montré, quelque soit le type de diabète, une amélioration de l’équilibre glycémique, du confort de vie et une diminution des hypoglycémies. Ces appareils ne sont pas à l’heure actuelle remboursés et sont à la charge de l’hôpital. Nous possédons actuellement 12 capteurs de glycémies ambulatoires confiés aux patients en externe.

D’autres capteurs sont en cours d’utilisation dans le service de diabétologie endocrinologie pour la mise en place d’un équilibre optimal lors de l’hospitalisation. Toute la logistique des capteurs est assurée par une infirmière de Diabétologie Mme B. GOUMET.

Dr Christine COFFIN,

Diabétologue

Réalisation : Stratis